Oran : L’Emir Abdelkader, un symbole de l’unité nationale et un modèle dans la défense de la patrie

Les participants à une conférence sur « l’Emir Abdelkader, moudjahid, savant et fondateur de l’Etat algérien moderne » ont souligné, samedi à Oran, que le chef de la résistance populaire est un symbole de l’unité nationale et un modèle pour les générations dans la défense de la patrie et son progrès. Les intervenants au cours de la rencontre, organisée par l’association « Ahbab El Djoumhouria » (Les amis du quotidien El Djouhouria) en partenariat avec le secrétariat de wilaya de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) à l’occasion de la célébration de la double fête de l’indépendance et de la jeunesse, ont affirmé, tour à tour, que l’Emir Abdelkader a réussi à réunir les tribus, à renforcer les liens entre eux et à consolider les piliers de son Etat, ce qui lui a permis de remporter plusieurs victoires dans ses batailles face aux forces coloniales françaises pendant 17 années de résistance. Pour Bendjabbour Mohamed, du département d’histoire de l’Université d’Oran 1 « Ahmed Ben Bella », l’Emir Abdelkader a toujours appelé à l’unité des rangs, voyant en l’unité de la nation la base du progrès de l’Etat. « L’Emir Abdelkader était conscient que le succès ou l’échec de sa résistance dépend de l’unité de la nation et du respect des décisions de son Etat, surtout que le colonisateur français pariait sur l’échec des Algériens à s’organiser et à unifier leurs rangs pour la lutte et la résistance », a souligné le conférencier. Abordant les victoires de l’Emir Abdelkader sur le colonisateur français, Bendjabbour a longuement évoqué le traité de « Tafna » entre l’Emir et l’armée d’occupation le 30 mai 1837, le qualifiant de « brillante victoire » de l’Emir, qui a récupéré, en vertu de ce traité, des régions qui étaient sous le contrôle de l’armée de l’occupation comme Tlemcen et Rachegoun et, par conséquent, trois quarts de la superficie de l’Algérie devenus sous l’autorité de son Etat. Pour sa part, l’Universitaire d’Oran 1 Merzougui Badreddine considère que l’Emir Abdelkader « a investi dans les composantes civilisationnelles, culturelles et religieuses de la société pour unir les tribus et a réussi dans sa mission, ce qui a beaucoup aidé à faire face au colonisateur français », soulignant que 17 années durant, l’Emir n’avait eu de cesse de renforcer les systèmes défensifs et offensifs de son Etat en faisant appel à des formateurs occidentaux dans l’art de la gestion et de l’organisation militaire, en mettant en place des ateliers de fabrication d’armes et de munitions et en veillant à l’organisation administrative, financière et judiciaire de l’Etat. Cette conférence, à laquelle ont pris part des moudjahidine, des universitaires et des représentants de la société civile, de l’Assemblée populaire de wilaya (APW), de la sûreté de wilaya et des Douanes, a été mise à profit pour appeler à faire face à ceux qui veulent porter atteinte à la personnalité de l’Emir Abdelkader et à intensifier les rencontres pour mettre en exergue divers aspects du parcours de combattant et intellectuel de l’Emir. Le rôle des médias nationaux à réagir, avec des arguments, aux tentatives de déformation des hauts faits et du parcours militant de l’Emir Abdelkader a été vivement recommandé.

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