Opep+ : poursuite des consultations pour un consensus adapté au marché pétrolier

Les 13 pays membres de l’Organisation des pays explorateurs de pétrole (Opep) ont convenu de poursuivre les consultations avec leurs alliés pour arriver à un consensus adapté au marché pétrolier avant de se réunir à nouveau jeudi prochain dans le cadre de l’Opep+, a annoncé mardi, le ministre de l’Energie et président de la conférence de l’OPEP, Abdelmadjid Attar.

« Il a été convenu de poursuivre les consultations avec les pays Non-Opep participants à la Déclaration de Coopération avant de se réunir à nouveau autour d’un consensus adapté à la demande pétrolière, au marché, et à l’ensemble des pays producteurs », a précisé M . Attar dans une déclaration à Radio Internationale.

Il a, à ce propos expliqué, que pour permettre à ces consultations d’avoir lieu, il a été « jugé préférable de donner plus de temps à ces consultations et de reporter la réunion de l’Opep+ au jeudi 3 décembre 2020″.

M.Attar a de nouveau exprimé son optimise par rapport à l’aboutissement à un consensus en déclarant qu’ »après les discussions d’hier (180éme réunion de la Conférence de l’Opep) , qui ont parfaitement mis en évidence une convergence des points de vue des pays Mmembres de l’Opep, je suis encore plus optimiste que nous réussirons tous ensemble à aboutir à un consensus ».

L’Algérie œuvrera à arriver à un consensus

S’agissant de la position de l’Algérie qui préside cette année la Conférence de l’Opep, il a affirmé qu’elle continuera ses consultations et œuvrera à arriver vers un consensus.

« Notre position est claire. Nous restons à l’écoute de tous et nous sommes flexibles », a- t-il soutenu.

Revenant à la 180éme réunion ministérielle de la Conférence de l’Opep tenue lundi par vidéoconférence, il a jugé que cette réunion a été très « constructive » et a donné lieu à un riche échange de points de vue sur la situation du marché.

Selon le ministre, le marché pétrolier nécessite toujours de la prudence même si sur le plan sanitaire il y a de plus en plus de bonnes nouvelles indiquant la possibilité d’allègements des mesures de confinement à travers le monde, et par conséquent une possible reprise économique à travers le monde.

Pour rappel, les discussions officielles des membres de l’Opep ont été ntamées lundi mais il été décidé de poursuivre les consultations mardi avant de tenir la 12eme réunion ministérielle des pays membres de l’Opep et Non Opep participants à la Déclaration de coopération.

Ainsi, les discussions autour des mesures adéquates à prendre pour faire face à l’impact de la pandémie de la Covid-19 sur l’économie mondiale et le marché pétrolier restent ouvertes, sachant que la décision finale sur une prolongation de seuil des baisses de production pétrolière des signataires de l’accord d’avril dernier, voire une autre option, reviendra à la réunion de Opep+ .

Les réunions de l’Opep ont été précédées dimanche par des discussions entre les pays concernées, lors desquelles certains membres ont émis des réserves sur la possibilité de prolonger le retrait actuel du marché à savoir de 7,7 mb/j, pour une durée de trois mois supplémentaires, c’est-à-dire du 1er janvier jusqu’à la fin mars 2021.

L’Opep et ses alliés devaient initialement commencer en janvier 2021 à assouplir l’encadrement de leur production, pour augmenter celle-ci de deux millions de barils par jour (bpj) dans un premier temps, mais la deuxième vague de la pandémie de coronavirus qui pèse sur la demande mondiale de brut, a conduit les producteurs de l’Opep à réfléchir aux mesures adéquates pour s’adapter aux données du marché pétrolier mondial.

L’accord en vigueur a été entamé en début mai dernier avec une réduction de la production pétrolière de 9,7 mb/j . Et C’est lors des réunions ministérielles de l’Opep et Non Opep de juin dernier qu’il a décidé de reconduire la baisse de la production de 9,6 mbj, prévue initialement pour mai et juin, jusqu’au 31 juillet 2020.

Cette mesure a été assouplie depuis début août dernier en passant à une réduction de 7,7 mbj qui devrait, selon les termes de l’accord, continuer jusqu’à fin décembre 2020 avant de passer à une baisse de 5,8 mb/j en début 2021.

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