NI PARKING, NI CENTRE COMMERCIALE: Qu’advient-il de l’ossature de 100 milliards érigé à M’dina J’dida

Le parking de 7 étage, aménagé par la wilaya d’Oran, il y a plus d’une décennie, a été transformer en centre commercial, ce qui n’était pas impertinent, comme on est tenté de le penser à première vue. Au contraire, c’est une décision pragmatique et une option surréaliste qui ne répond à aucune logique. N’étant plus maintenu dans sa fonction d’origine et après l’avoir confié en gestion-exploitation à l’établissement public de wilaya EPIC Ermes Oran, le parking à étages n’est toujours pas opérationnel et l’Epic plie bagage. Bien que l’équipement soit fin prêt, mais sa mise en service caduc. Le pire est que même les vendeurs ambulant ‘’illicite’’, qui étalent leur marchandise sur les ruelles adjacentes, refusent catégoriquement d’intégré ce parking transformé en locaux commerciaux.  C’est évident, puisque l’effet de spéculation y est pour beaucoup de chose, dans la mesure où il s’est avéré que certains ont des intérêts directs ou indirects à ce qu’il y ait 82 boutiques au cœur du quartier commerçant de M’dina Djdida, où une simple échoppe se loue à 5.000 DA/m2 et un bout de trottoir jusqu’à 30.000 DA le mois. Cependant et dans toute cette problématique, qui ne semble avoir ni queue, ni tête, fait que la vraie mauvaise décision, elle a été prise quatorze années plus tôt, en 2006, avec ce projet surréaliste d’un «parking silo» en plein cœur du souk de M’dina J’dida, mais sans voie d’accès homologué. Le fait plus qu’étonnant, c’est que l’on ne s’est rendu compte de l’histoire des voies d’accès qu’une fois le structure de parking montée, à coups de 100 milliards. On a enfin réalisé, au moment où l’ossature métallique du bâtiment était déjà bien en place et n’attendait que son revêtement, que ça ne pouvait pas marcher à cause des impénitents marchands ambulant qui obstruaient toutes les venelles, trottoirs et chaussée. Alors qu’on n’avait en fait même pas besoin d’études d’opportunité et de faisabilité, mais juste d’un brin de bon sens, pour laisser tomber au départ cette bien mauvaise idée. En 2005-2006, le contexte de la gestion locale était marqué par un discours, assez démagogique, porté vers l’ouverture de l’investissement dans la réalisation de parkings à étages en prévision de projet de tramway d’Oran, comme remède au casse-tête de stationnement dans la ville, de plus en plus étouffée par son parc automobile. Dès lors, Oran  voulait donc se conformer, coûte que coûte, aux mesures et dispositifs préconisés par l’étude de projet du tram, qui suggérait, entre autres, la création de lieux de «stockage» automobile dans les endroits déterminés en fonction de son tracé, notamment.  Une absurdité, plutôt, puisque le projet des parkings à étage ne sont pas encore effectives à Oran et ne le seront pas pour demain.

 

Hadj Hamdouche

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