Cyberguerre: l’Algérie dispose de tous les moyens pour faire face à la menace

L’Algérie a tous les moyens pour faire face aux cyberattaques et même de riposter, a déclaré l’expert en géopolitique et sécurité, Dr Arslan Chikhaoui, dans un entretien accordé au quotidien francophone L’Expression, paru dans l’édition de ce lundi.

En plus des moyens disponibles pour contrer toute incursion malveillante, l’expert affirme que l’Algérie dispose aussi d’un potentiel humain formé pour faire face à ce genre de menaces. « L’Algérie a les moyens de se protéger contre ce type d’attaque et même riposter. Elle est parée à ce genre de guerre, avec notamment des effectifs bien formés pour faire face à ces menaces », a déclaré Dr Arslan Chikhaoui, en insistant sur le niveau d’alerte qui doit être très élevé, car dans ce monde de la cyberguerre « les choses évoluent très vite » et « qu’on doit toujours rester sur nos garde » et « rester au diapason de ce qui se fait », a-t-il dit.

L’expert en géopolitique et sécurité affiche son assurance quant aux compétences dont dispose le pays. « Ce point ne m’inquiète pas », dit-il. Cependant, « le grand défi », selon Dr Arslan Chikhaoui, réside dans la préparation de l’opinion publique à cette guerre. « Le grand défi maintenant est de préparer l’opinion publique à cette guerre qui peut arriver à n’importe quel moment.

Pour ce qui est des incursions récentes de hackers marocains, Dr Arslan Chikhaoui les qualifient d’une « cyberguerre ». « Ce qui se passe actuellement avec le voisin marocain est, en effet, une cyberguerre. Elle entre dans cette nouvelle logique de guerre à distance, où aucune balle n’est tirée avec des dégâts aussi importants qu’une guerre classique », souligne l’expert, ajoutant que l’Algérie fait face à trois types d’attaques, notamment « la propagande et la désinformation », « les attaques de vandalismes » et « l’espionnage politique ou industriel ».

Des attaques, explique-t-il, qui consistent à envoyer des messages politiques à des moments précis pour créer de la confusion au sein de la population, et à défigurer les pages de sites Web. Quant à l’espionnage politique ou industriel, il a pour but de voler des données via des chevaux de Troie introduits dans les systèmes d’information, poursuit l’expert en géopolitique.

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