Oran, une ville à l’abandon

La gestion catastrophique de la crise d’oxygène durant laquelle, Oran comme d’autres wilayas a compté ses morts, n’est qu’une suite logique des multiples disfonctionnements et des incompétences criardes à tous les échelles de la hiérarchie de responsabilité.

A Oran, les responsabilités ne sont jamais établies et toutes les institutions avec leur lenteur bureaucratique ont participé à l’anarchie qui a prévalu et qui prévaut encore dans la gestion de la crise actuelle. Certes le Covid y est pour beaucoup, mais peut-on réellement se cacher uniquement derrière ce bouc-émissaire et continuer avec les mêmes incompétences et les mêmes réflexes sans pour autant se remettre en question ?

L’insalubrité de la ville, la prolifération des rats, l’insécurité ambiante, le secteur du transport totalement disloqué, la corruption qui perdure, sont autant de fléaux qui existaient avant la pandémie et qui se sont enracinés encore plus durant cette même pandémie, a se demander que font les responsables en charge de la ville, Ni le wali et encore moins les maires des communes, n’ont imposé leur présence durant cette crise ne serait-ce que pour rassurer le citoyen abandonné à lui-même.

Les familles et les proches des personnes atteintes de Covid et en détresse respiratoire, se démènent seules dans un véritable parcours du combattant, courant à droite et à gauche et tapant à toutes les portes pour se débrouiller ce sésame qui est la bouteille d’oxygène. Mais ou sont les autorités absentes qui pour beaucoup ont quitté le navire bien trop tôt laissant une population de plus de 2 millions d’âmes totalement à l’abandon.         

l’autre crime est cette usine d’oxygène à l’est de la ville d’Oran a Hassi Ameur qui a fermé ses portes face aux personnes en détresse venues remplir des bouteilles a leurs malades dont bon nombre sont décédés depuis. Notre corporation de journalistes d’Oran souffre en ces moments ou nous mettons sous presse de graves lésions du au Covid et la seule issue est de se remettre au tout puissant pour apaiser leurs douleurs.   

Tout ceci nous amène à un constat, l’une des plus importantes wilayas du pays, n’est pas du tout à l’abri de graves crises du fait qu’elle a été mal gérée en « temps normal » Il est grand temps de penser a des élus plus compétents et à des responsables ayant les réelles capacités de prendre en charge le devenir d’Oran et de ses 25 communes, car pour l’heure, nul n’est à sa place et la crise actuelle, n’a fait que renforcer ce sentiment d’une ville laissée totalement à l’abandon.

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