Le Pr Baddari annonce l’organisation des assises nationales

Il est désormais temps de réfléchir ensemble sur une vision consensuelle en vue d’améliorer ce qui existe comme idées sous forme de ‘’brainstorming’’ lancée à travers les centres universitaires et avec la participation de tous les acteurs concernés», a-t-il estimé. Mettant l’accent sur l’intérêt de la concertation de l’ensemble de la communauté universitaire, conformément aux décisions émises par le conseil des ministres, il a précisé que les propositions qui seront formulées à l’issue de ces assises seront soumises au gouvernement pour «enrichissement» en vue de prendre la décision «la plus appropriée» et la «mieux adaptée» à l’université algérienne. S’agissant de la révision, il dira que celle-ci va concerner quatre principaux axes, à savoir les domaines de la formation, la durée de la formation, la création de réseaux thématiques afin de rassembler les capacités pédagogiques et logistiques, ainsi que la double licence permettant aux diplômés des universités un «meilleur» accès au monde de l’emploi. «C’est ce que nous recherchons à travers le lancement de cette réflexion sur la révision du système d’enseignement supérieur LMD», a-t-il souligné. L’hôte de la radio qui intervient juste après la tenue de la réunion du conseil des ministres a mis la lumière sur les choix stratégiques adoptés par son département en application de l’engagement 41 du président de la République. «Nous œuvrons de toutes nos forces pour faire de l’université algérienne un moteur du développement économique, pour la création de richesses et d’emploi et ce, à travers l’innovation qui est étroitement liée à la recherche scientifique et la formation prodiguée par les différents établissements universitaires», a-t-il noté. «11.450 projets innovants recensés» Il a évoqué, dans le contexte, le projet «diplôme-start-up» permettant aux futurs diplômés de l’université d’être des créateurs d’emploi au lieu d’en être des demandeurs. Il a révélé à ce sujet que 11.450 projets innovants ont été recensés à ce jour, précisant que les diplômés de juin 2023 pourront obtenir un label de projet innovant leur permettant de créer leur propre start-up, et de bénéficier d’un financement par le Fonds national des start-up et un accompagnement. «Ce qui va permettre au diplômé de transformer son projet innovant en un produit commercialisable susceptible de contribuer au développement économique à différents niveaux, notamment au niveau local», s’est-il félicité. Le ministre a fait part de l’orientation, dans le cadre des projets de fin d’études, notamment les projets de master et de doctorat, affirmant que les données fournies par le ministre de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises montrent que 15% des diplômés en doctorat se lancent vers la création de start-up, ce qui représente, selon lui, un résultat encourageant de la nouvelle orientation de l’université. Soulignant l’esprit d’innovation dont dispose l’étudiant algérien, il a mis l’accent sur l’accompagnement que doit assurer son secteur aux jeunes porteurs de projets innovants dans sa démarche visant à transformer leurs créations en produits au service du citoyen et l’économie nationale. Vers de nouvelles offres sur l’IA et des maisons de l’IA Rappelant que 2023 est l’année de l’intelligence artificielle, le ministre a annoncé l’introduction de l’enseignement de l’intelligence artificielle dans le processus de formation dispensé au niveau des universités et a soutenu que de nouvelles offres pour généraliser l’enseignement de l’intelligence artificielle seront également présentées. «Dans le même sillage, nous allons créer les maisons de l’intelligence artificielle dans toutes les universités d’Algérie», a-t-il promis, précisant que la première maison de l’IA sera inaugurée d’ici peu, à l’Université d’Alger 1.

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