Le G5 Sahel en quête d’une nouvelle stratégie antiterroriste

 L’annonce du retrait graduelle des soldats français du Sahel,  suivie de la décision du Tchad de réduire de moitié ses troupes engagées dans la zone des « trois frontières » a pousse le G5 Sahel à reconsidérer sa stratégie de lutte antiterroriste dans la région et à chercher de nouveaux moyens pour faire face à la nouvelle réalité du terrain.

Lundi dernier, les ministres de la Défense des pays membres du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Tchad, Niger, Burkina Faso) se sont réunis en session extraordinaire élargie aux chefs d’état-major des armées des pays membres pour définir une nouvelle approche en vue de faire face aux groupes terroristes qui sévissent dans la région du Sahel.

L’objet de cette réunion, dira le ministre de la Défense nationale du Tchad, M. Daoud Yaya Brahim qui a présidé les travaux de la rencontre, est d’échanger sur la « nouvelle dimension » de la lutte contre les groupes terroristes.

Globalement, la nouvelle vision partagée par les membres du G5 prévoit le renforcement des capacités des troupes opérant sur le terrain et une meilleure coopération entre les pays membres du groupe.

La « mutualisation » des ressources des pays du G5 est un point sur lequel s’est attardé le ministre tchadien de la Défense.

La possibilité d’impliquer les populations pour assurer leur propre sécurité figure également parmi les options évoquées lors de cette réunion.

En juin dernier, le président français, Emmanuel Macron, a fait part de sa décision de mettre fin à l’opération Barkhane qui a pour mission de neutraliser  les groupes terroriste dans la région du Sahel.

En juillet, il a annoncé, à l’issue d’un sommet avec le G5 Sahel, que la France allait commencer d’ici à la fin de l’année à retirer ses forces déployées au nord du Mali, mais maintiendra à terme entre 2.500 à 3.000 soldats dans la région (sur un total de 5100).

Le processus de fermeture des bases de la mission contestée « Barkhane » dans le nord du Mali débutera au « second semestre de l’année 2021 », a-t-il déclaré, lors d’une conférence de presse conjointe avec le président nigérien Mohamed Bazoum à l’Elysée, précisant que les emprises de Kidal, Tessalit et Tombouctou seront closes « d’ici le début de l’année 2022 ».

De son côté, le Tchad a décidé, en août dernier, de diviser par deux ses effectifs déployés en février 2021 dans le cadre de la force antiterroristes du G5 Sahel dans la « zone des trois frontières », aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso.

Parallèlement, le Tchad a rejeté l’idée d’un retour au pays des « mercenaires » tchadiens qui combattent en Libye.

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