DEUX JEUNES SE LANCENT DANS LA «CULTURE INTELLIGENTE» DU MAÏS: Un projet novateur et révolutionnaire

Un système d’irrigation nécessitant un bassin d’eau, une pompe et des équipements électriques. Un projet novateur de culture de maïs vient d’être lancé à Oran par des étudiants de l’équipe spécialisée dans l’agriculture intelligente «Smart Agriculture» (Smag). Dans le cadre de leur projet de fin d’études, des étudiants algériens ont conçu un système d’irrigation intelligente alimentant 88 plants de maïs répartis sur une parcelle de 50 m2, qui a nécessité, notamment un bassin d’eau, une pompe et des équipements électriques. Les étudiants de cette équipe, en l’occurrence Noureddine Bouafia et Adel Hadjiat, ont lancé ce projet dans le cadre de leur fin d’études en «Master 2», dans la spécialité «Automatisme et informatique industriels». Le début de cette expérience a été rendu possible grâce à la collaboration de l’université des sciences et de la technologie Mohamed-Boudiaf d’Oran. Expliquant à la presse nationale la nouveauté de ce projet, Noureddine Bouafia a indiqué qu’il vise «l’amélioration du produit, l’augmentation du rendement ainsi que l’économie de l’eau». Si l’Algérie ne manque pas d’eau pour ses besoins agricoles en général, certaines cultures, comme les céréales, les légumes secs et les fourrages pour alimenter le bétail, sont particulièrement gourmandes en ressources aquifères. Il a été constaté que nombre d’agriculteurs ne maîtrisent pas toujours le pourcentage d’arrosage des terres selon leur taux de perméabilité ainsi que celui de la proportion de transpiration des cultures.  Aussi, la pratique de l’agriculture intelligente permet-elle d’économiser «intrants et eau». Cette nouvelle approche de culture contribue, non seulement à sécuriser les investissements des agriculteurs, mais aussi à stabiliser leurs revenus. Cette technologie permet, en effet, de contrôler l’état de la plante et le climat extérieur pour les comparer avec les données disponibles, afin que le système d’irrigation se mette automatiquement en marche, tout en déterminant la durée et l’heure propices aux besoins d’eau de la plante. Les jeunes universitaires d’Oran n’en sont pas à leur première innovation agricole. Ainsi, en mars dernier, un autre groupe d’étudiants avait inventé un système automatique de gestion des cultures sous serres, en vue d’améliorer la production agricole en qualité et en quantité, grâce à une agriculture intelligente, avait annoncé l’un des innovateurs du projet.

Cette dernière innovation permet ainsi de gérer de manière intelligente la culture sous serres

ce qui facilitera le travail des agriculteurs et devra améliorer la production agricole, a souligné Noureddine Bouafia, chef de cette équipe d’étudiants composée de 10 universitaires d’Oran, de Mostaganem et de Tipaza, spécialisés en agronomie automatique, électromécanique et informatique. Pour concrétiser ce projet innovant, des travaux de modernisation d’une serre «multi-chapelles» ont été récemment lancés au niveau de l’Institut technique des cultures maraîchères industrielles de Hassi Bounif (Oran), où ont été entamés la réparation, le renouvellement de l’installation électrique et des travaux d’équipements pour la plantation prochaine de variétés de légumes, comme la tomate, l’aubergine, le poivron et aussi le melon. Le système auto-serre, qui s’étend sur une surface de plus de 1000 mètres carrés est «normalement» opérationnel depuis début 2021.  L’équipe d’universitaires oeuvre également à créer une start-up spécialisée dans le développement de solutions technologiques modernes et intelligentes pour améliorer l’agriculture, dont le développement de serres intelligentes et l’irrigation intelligente dans les grands espaces, les grands parcs et espaces verts et la maintenance des systèmes automatiques d’irrigation en auto-serres, a-t-on indiqué. Le Smag s’est déjà vu délivrer le label «projet innovant» par les instances spécialisées pour son initiative. Une reconnaissance qui permettra sans aucun doute aux jeunes entrepreneurs agricoles de développer leur idée dans le pays, voire même au-delà de leurs frontières.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

3 × 4 =