CAP : une série de propositions en vue de relancer l’économie nationale

Des représentants de la Confédération algérienne du patronat (CAP) ont remis jeudi à Alger une série de propositions au président de la Commission des affaires économiques, du développement, de l’industrie, du commerce et de la planification de l’Assemblée populaire nationale (APN), Nabil Louhibi, en vue de contribuer à la relance de l’économie nationale.

Au cours d’une audition, les représentants de la CAP ont exposé une soixantaine de propositions en vue de relancer l’économie nationale au président de la Commission parlementaire, tout en soulevant plusieurs doléances concernant « les entraves administratives » et « le manque d’accompagnement de l’Etat dans leurs activités ».

Représentant différentes fédérations (santé, l’agroalimentaire, BTPH, énergie, transports et tourisme), les membres de la CAP ont fait part, à l’occasion, des problèmes rencontrés par les dirigeants des entreprises ainsi que de solutions qu’ils jugent « opportunes ».

Ce qui a engendré, selon lui, des « répercussions sur les approvisionnements en équipements vitaux, en ces temps de pandémie » occasionnant des « retards de livraison impliquant des pénalités ».

M.Taffarte a cité, également, un projet d’investissement pour la construction d’un hôpital de 200 lits à Ouargla, sur fonds propres d’un montant de 5 milliards DA proposé par un opérateur, et qui n’a pas été concrétisé pour cause de « bureaucratie ».

Il a souligné, en outre, l’intérêt manifesté par de nombreux partenaires étrangers disposés à investir dans des unités en Algérie, qu’ils considèrent comme la porte de l’Afrique.

Le président de la Fédération de l’énergie et des hydrocarbures, Bahmed Smain, a appelé, quant à lui, « à la consolidation du partenariat public-privé (PPP), en favorisant le développement durable et en s’orientant vers l’exportation.

S’agissant du secteur du BTPH, le vice-président national de la CAP, El-Hamel Merniz, a affirmé que les entreprises algériennes ont réalisé le programme de 1 million de logements en Algérie, précisant que seules « 80.000 unités ont été construites par des Chinois et des Turcs ».

Emettant le souhait de voir les entreprises algériennes impliquées davantage dans le programme de logements en cours, il a affirmé « qu’un logement AADL coûte 2,5 fois plus cher qu’un logement LSP ou LPL réalisé par les entreprises algériennes ».

Le secteur des transports et du tourisme a été également évoqué. Le président de la fédération nationale de ces secteurs Nacereddine Harek a remis des propositions à la commission en insistant sur la prise en charge du transport terrestre, qui reste, selon lui, « le plus prisé ».

Il a mis, en outre, l’accent sur la nécessité d’avoir de trouver des marchés ouverts, tout plaidant pour la mise en place de mécanismes aidant les entreprises algériennes dans le domaine de l’exportation.

Concernant le secteur du BTPH, il a estimé que la politique de ce secteur devrait être conçue dans le cadre d’une nouvelle politique d’aménagement du territoire national.

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