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Le chef du gouvernement marocain appelé à interrompre ses vacances et quitter l’Espagne

Une démarche discrète pour éviter une escalade des tensions politiques

Toutefois, selon des révélations de médias espagnols et régionaux, les autorités espagnoles ont demandé au chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, de quitter l’Espagne où il passait ses vacances privées. Cette démarche discrète vise à éviter une escalade des tensions politiques et des troubles à l’ordre public, alors que des appels à manifester visaient sa résidence secondaire en pleine crise migratoire à Ceuta.Face à l’ampleur de la crise sociale et migratoire, des appels à des rassemblements de protestation devant son lieu de villégiature ont poussé Madrid à demander son départ pour des raisons de sécurité et de sensibilité diplomatique. Pendant cette crise majeure, le gouvernement d’Aziz Akhannouch s’est fait remarquer par une communication tardive, accentuant la colère de l’opinion publique.

Rappelons que cette situation intervient dans un climat de tensions extrêmes provoqué par l’afflux sans précédent de près de 60 000 à 72 000 migrants qui sont entrés dans l’enclave espagnole de Ceuta par la mer. Au moins 72 à 75 personnes sont mortes noyées lors de cette tentative de traversée. La ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles, a fermement exigé que le Maroc mène une enquête approfondie sur les circonstances de cet exode de masse. Le Maroc impute cet afflux à une décision de la Cour suprême espagnole limitant les refoulements immédiats pour les personnes arrivant par la mer, ce qui a créé un effet d’appel massif.

Malgré ces frictions autour du séjour d’Aziz Akhannouch, les ministères de l’Intérieur des deux pays maintiennent officiellement une coordination sécuritaire étroite pour gérer le rapatriement de la quasi-totalité des migrants vers le territoire marocain. Mais officieusement, les migrants marocains se font massacrés par les gendarme et policiers marocain au retour sur les frontières marocaines.


Hadj Hamdouche