UN PREJUDICE POUR LES COMMUNES ET UN DANGER POUR LES AUTOMOBILISTES: Le Vol des tampons d’égouts et avaloir prend de l’ampleur à Bir El Djir, Oran et Arzew

Le phénomène des vols des tampons de regards d’égouts ne cesse de prendre de l’ampleur à Arzew et cela, sans susciter les réactions appropriées des services concernés. Pourtant, il ne s’agit pas là d’un fait nouveau, puisque les premiers vols datent de plus de quinze années. Le phénomène perdure, sans qu’il ne fasse l’objet d’une attention particulière de la part des responsables. L’image de bouches d’égouts fermés avec n’importe quel objet (pneus de voiture, morceaux de bois, grosses pierres…), sauf avec un tampon conforme aux normes, semble devenir un élément omniprésent dans le décor des ruelles et boulevards de presque toutes les communes d’Oran. Ils sont devenus de véritables pièges pour les automobilistes et les piétons.  La tendance des vols des couvercles des avaloirs a récemment repris dans plusieurs quartiers de la ville d’Arzew. 20 couvercles disparaissent en moyenne chaque semaine, causant des préjudices financiers à la collectivité estimés à plus d’une centaine de millions de centimes. Le préjudice est davantage plus grand si l’on tient compte des vols commis régulièrement dans l’ensemble des communes de la wilaya. Les vols sont généralement commis de nuit ou avant le lever du jour, par des groupes de jeunes utilisant souvent des charrettes ou des hippomobiles, récemment des mini-camionnettes, pour le transport. Un commerce qui profite aux petits revendeurs, mais aussi et surtout aux receleurs qui alimente ce réseau juteux de recyclage. Ces tampons atterrissent généralement dans les grands marchés de la ferraille à l’image de celui de ‘’Chteibo’’, affirment de nombreux habitants.  Les anciens tampons en fer ou en fonte de marque «Ducros», ont presque disparu des bouches d’égout de la wilaya d’Oran, dira un septuagénaire.  C’est dire qu’il ne s’agit d’un secret de polichinelle quant au circuit d’acheminement et que des dispositions peuvent être prises en aval et en amont pour barrer la route à ce trafic. En attendant, ceux qui s’enrichissent de ce commerce n’hésiteront pas dégarnir toutes les artères et coins de rues des tampons encore en place. Pour les responsables de la commune, le citoyen a aussi une part de responsabilité. «Il s’agit aussi d’une question de civisme. Le citoyen doit s’impliquer totalement et intervenir lorsqu’il constate un vol, en avertissant les services de police», indiquent nos interlocuteurs. Outre la commune d’Oran et d’Arzew, des sources proches de la commune de Bir El Djir nous ont indiqué que plus d’une centaine de tampons de regards fraîchement installés sur les principaux boulevards et chaussées ont été volés, dernièrement. Pour leur part, les responsables de la division de la voirie et de la circulation (DVC) de la commune d’Oran indiquent que la majeure partie des quartiers de la ville sont la cible des voleurs mais les quartiers les plus touchés sont ceux d’Ibn Sina et Petit Lac. Pour éviter d’éventuels accidents, ce sont généralement les citoyens qui interviennent en posant de pneus usagés ou de fûts vides sur les bouches béantes… pour attirer l’attention des automobilistes et des piétons. Conscients de l’énorme préjudice, les services de la SEOR, ont pris les dispositions qui s’imposent. Depuis quelque temps les habitants d’Oran ont remarqué l’installation de tampons de regards et bouches d’égout qui n’ont, curieusement pas été volés, justement parce qu’ils ne contiennent pas le fameux métal. Des sources proches de la commune d’Oran nous ont indiqué que la SEOR a entamé une vaste opération d’installation de tampons de regards et bouches d’égout fabriqués en résine étanche et faciles à installer. Sur ce point précis, le directeur de la DVC affirme que des séances de travail ont été tenues avec l’ensemble des services concernés et il a été décidé de recourir à l’installation de tampons spécialement conçus et impossibles à arracher. Les tampons volés et ceux en fer toujours en place seront remplacés au fur et à mesure. En attendant, ceux qui s’enrichissent de ce commerce n’hésiteront pas dégarnir toutes les artères et coins de rues des tampons encore en place. Pour les responsables de la commune, le citoyen a aussi une part de responsabilité. Il s’agit aussi d’une question de civisme. Le citoyen doit s’impliquer totalement et intervenir lorsqu’il constate un vol, en avertissant les services de police», indiquent nos interlocuteurs.

Hadj H

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