Start-up : Gérer les structures d’appui

Un établissement pour la mise œuvre de la politique nationale pour la promotion et la gestion des structures d’appui des start-up vient d’être créé en vertu d’un décret exécutif publié au dernier Journal officiel (N°73). Créé sous la dénomination «Etablissement de promotion et de gestion des structures d’appui aux start-up», par abréviation «Algeria Venture», cet organisme est «l’outil des pouvoirs publics pour la mise en œuvre de la politique nationale pour la promotion et la gestion des structures d’appui des start-up, notamment à travers les incubateurs, les accélérateurs et le développement de l’innovation», stipule le décret signé par le Premier ministre, Abdelaziz Djerad.
Placé sous la tutelle du ministre chargé des Start-up, l’établissement est chargé de plusieurs missions portant notamment la participation dans la mise en œuvre de la stratégie nationale en matière de promotion et de gestion des structures d’appui des start-up, par secteur d’activité, la création de nouvelles structures d’appui pour le renforcement des capacités nationales d’accompagnement de l’innovation, en vue de favoriser la création de start-up et de contribuer au développement économique et social.
Il est également chargé d’élaborer et de mettre en œuvre les programmes annuels et pluriannuels de développement des incubateurs et des accélérateurs des start-up, en collaboration avec les différents intervenants concernés et d’en assurer le suivi et l’évaluation.
Appelé à mettre en œuvre des cursus d’accélération assurant le suivi des start-up labellisées et des projets innovants labellisés, ainsi que l’estimation et la validation de leurs besoins, l’établissement est tenu aussi d’élaborer et de suivre les contrats de performance relatifs aux prestations fournies par les structures d’appui.
Afin d’atteindre ses objectifs, l’établissement est habilité à conclure tout marché ou accord avec les organismes nationaux et/ou étrangers relatif à son domaine d’activité, de réaliser toute opération industrielle, commerciale, mobilière et immobilière inhérente à ses activités et de nature à favoriser son développement. Il peut aussi réaliser toute opération financière en relation avec la participation dans le capital de fonds d’investissement dédiés aux start-up et contracter tout emprunt jugé utile pour son activité. En matière d’organisation, l’établissement est administré par un conseil d’administration, dirigé par un directeur général et doté d’un conseil scientifique et technique, comprenant des représentants de plusieurs ministères et de la Sonatrach et des représentants du Fond algérien des start-up. Pour ce qui du financement, l’établissement est doté d’un patrimoine propre et des biens qui lui sont affectés. Il bénéficie d’une dotation initiale, dont le montant est fixé par arrêté conjoint du ministre chargé des finances et du ministre chargé des start-up.
En termes des recettes, son budget comprend la dotation initiale, les contributions de l’Etat au titre des sujétions de service public, les produits des prestations liées à son activité, les emprunts contractés conformément à la réglementation en vigueur, les dons et legs. Concernant les dépenses, elles englobent celles de fonctionnement et d’équipement, et toutes autres dépenses liées à son activité.

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