Sécurité alimentaire: nécessité de renforcer la coordination entre les différents secteurs

Les ministres participant à l’événement organisé lundi au Palais des expositions (Alger) à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation ont plaidé en faveur du renforcement de la coordination entre les différents secteurs pour consolider les acquis réalisés par l’Algérie en matière de sécurité alimentaire et de développement durable.

Dans leurs interventions à cette occasion, les ministres ont insisté sur l’importance de la coordination entre les secteurs directement liés à la sécurité alimentaire (agriculture, industrie et pêche) et les secteurs qui y sont liés de manière indirecte comme l’environnement, la recherche scientifique et les énergies renouvelables.

Dans ce cadre, le ministre de l’Industrie, Ahmed Zaghdar, a souligné l’importance majeure de l’agroalimentaire pour atteindre la sécurité alimentaire, d’où la priorité stratégique accordée à ce secteur dans le Plan d’action du gouvernement, a-t-il dit.

Et de rappeler qu’au titre des efforts visant la consolidation des acquis réalisés par l’Algérie dans le domaine de la sécurité alimentaire, le secteur de l’Industrie a pris une série de mesures structurelles, dont la création de mécanismes consultatifs et institutionnels pour la valorisation de la production nationale, la création de centres techniques dédiés à l’agroalimentaire avec pour vocation l’accompagnement des entreprises productrices en matière de qualité et la mise en place de fiches techniques pour les produits alimentaires de large consommation afin de protéger la santé du consommateur.

De son côté, le ministre de la Pêche et des productions halieutiques, Hicham Sofiane Salaouatchi, a mis en évidence l’importance de son secteur pour le renforcement de la sécurité alimentaire, notamment à travers l’augmentation de la production et la préservation des ressources marines.

Il a fait savoir que son département entendait porter la production piscicole à 166.000 tonnes à l’horizon 2024 et développer la pêche en haute mer à travers la promotion de la construction de grands navires dont le premier, a-t-il dit, sera livré avant la fin de l’année en cours.

Rappelant les dispositions prises à travers la lutte contre toutes formes de pêche anarchique et non organisée pour la préservation des produits de la mer, M. Salaouatchi a mis en exergue les efforts du secteur pour la mise en œuvre du programme de développement de l’aquaculture dans les régions des Hauts Plateaux et du Sud en vue de garantir des produits supplémentaires avec une quantité de 50.000 tonnes de poissons d’ici 2024.

Dans son intervention, la ministre de l’Environnement, Samia Moualfi a précisé que son département œuvrait en collaboration avec d’autres secteurs à réaliser les Objectifs de développement durable (ODD) et à renforcer la sécurité alimentaire, indiquant que le secteur a dégagé, via le Fonds national de l’environnement et du littoral (FNEL), une enveloppe de 7 milliards de DA pour la réalisation de 33 stations de traitement du lixiviat à travers le pays.

Elle a fait savoir que son département veillait à renforcer la gestion intégrée et le recyclage des déchets pour en faire une matière première.

De son côté, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdelbaki Benziane a souligné que son département œuvrait à accompagner les secteurs concernés par la sécurité alimentaire, à l’instar de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’agroalimentaire, à travers la formation et la recherche scientifique.

Concernant la formation, le ministre a rappelé que le Président de la République a décidé d’ouvrir des écoles supérieures de l’agriculture saharienne dans le Grand sud, indiquant que ces écoles seront des structures scientifiques d’accompagnement de l’agroalimentaire dans ces régions qui recèlent d’importants atouts naturels et de grands potentiels humains.

Pour ce qui est de la recherche scientifique, M. Benziane a indiqué que son département a ouvert en mai dernier 150 projets de recherche dans les domaines de la sécurité alimentaire, la santé et la sécurité énergétique.

Pour sa part, le ministre de la Transition énergétique et des Energies renouvelables, Benatou Ziane a relevé le besoin croissant du secteur agricole qui consomme 5 % de la consommation énergétique nationale, selon les statistiques de 2019 relatives aux énergies renouvelables.

Le secteur peut contribuer à la sécurité alimentaire et au développement durable à travers des solutions innovantes, particulièrement dans les domaines de l’agriculture, de l’hydraulique et de l’agroalimentaire.

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