Programme de réinsertion: plus de 6.000 détenus libérés accompagnés en 2021

Les services externes de l’administration pénitentiaire ont accompagné en 2021 quelque 6.072 détenus libérés en vue de leur insertion professionnelle, et ce, en coordination avec les différentes instances de l’Etat, a fait savoir jeudi à Alger le ministre de la Justice, garde des sceaux, Abderrachid Tabi.

« La phase post-libération constitue un facteur important pour la réussite de la réinsertion des détenus libérés. Les services externes de l’administration pénitentiaire ont assuré la prise en charge, en coordination avec les différents partenaires des secteurs d’Etat et des acteurs de la société civile, de 6.072 détenus libérés en 2021 en vue de leur réinsertion professionnelle », a indiqué M. Tabi à l’ouverture des travaux du Comité interministériel de coordination des activités de rééducation et de réinsertion sociale des détenus, en présence de membres du Gouvernement et des acteurs de la société civile.

Il s’agit de l’Agence de développement social (ADS), l’Agence nationale de gestion du micro-crédit (ANGEM), la Caisse nationale d’assurance chômage (CNAC) et l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (ANADE), a-t-il dit.

A cette occasion, le ministre a souligné que la création d’un Comité interministériel de coordination des activités de rééducation et de réinsertion sociale des détenus vise essentiellement « l’implication de tous les secteurs d’Etat pour veiller à la bonne mise en œuvre de la politique punitive nationale à travers sa formation englobant plusieurs départements ministériels et tous les acteurs de la lutte contre la criminalité ».

Précisant que « la présence des acteurs de la société civile au sein des établissements pénitentiaires à travers des activités de soutien et d’accompagnement des individus libérés sur le plan psychosocial revêt une importance extrême dans leur réinsertion socioprofessionnelle », le ministre a fait état de « la coopération avec 218 associations, dont 14 nationales », affirmant que « les portes sont ouvertes à tous ceux qui veulent contribuer à cette opération ».

A cette occasion, M. Tabi a exprimé « sa satisfaction » du niveau de « la coopération et de la coordination » entre les différents secteurs prenant part à cette opération de réinsertion des détenus et de l’adhésion de la société civile à cette démarche, saluant en outre « les grands efforts » consentis par le personnel du secteur pénitentiaire visant à garantir « un environnement sécurisé et stable à même de préserver la dignité des détenus et de tenir compte des critères du traitement humanitaire, et ce en adéquation avec les engagements internationaux de l’Algérie dans le domaine du respect des droits de l’homme ».

Le ministre a également relevé la nécessité de « poursuivre l’action commune » qui est de nature à « soutenir la politique publique visant à parvenir à une réinsertion optimale des détenus ».

Par ailleurs, le directeur général de l’Administration pénitentiaire et de la réinsertion, Said Zereb a indiqué que « le taux de récidive chez les détenus est très faible », ce qui constitue, selon lui, « une affirmation de l’efficacité de la politique d’insertion adoptée », ajoutant que le Comité interministériel de coordination des activités de rééducation et de réinsertion sociale des détenus se voulait « une expérience pionnière » en Afrique et dans le monde arabe.

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