Président de la République : l’ANP, une armée pacifique poursuivant sa mission de protection de la patrie

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a affirmé que l’Armée nationale populaire (ANP) était une « armée pacifique qui poursuit sa mission de protection de la patrie, en fidélité au message des chouhada. »  

L’ANP est une « armée-nation et la nation est protégée par son armée », a déclaré le Président de la République lors de sa rencontre périodique avec la presse nationale, diffusée, dimanche soir, sur les chaînes de radio et de télévision nationales, publiques et privées.

Et de poursuivre : « notre armée est pacifique, n’a jamais dérogé aux us internationaux, et poursuit sa mission de protection de la patrie, en fidélité au message des chouhada. »

Evoquant le lien armée-peuple, le président de la République a assuré que « nous avons nos propres moyens, notre armée est forte et le peuple algérien, si fort, jouit de la fierté nationale et demeure attaché à l’unité nationale. »

Au sujet du défilé militaire organisé à l’occasion de la célébration du 60e anniversaire du recouvrement de la souveraineté nationale, le président de la République a considéré que ce défilé « s’inscrit dans les traditions des pays, à l’instar de l’Algérie, libérée d’ailleurs par la force armée et non par une indépendance offerte par quiconque ». L’Algérie a dû payer « un lourd tribut pour son indépendance, c’est-à-dire la vie de millions de martyrs », a-t-il rappelé.

L’organisation du défilé militaire est en fait un « retour à la source », et le peuple algérien « attendait un tel défilé depuis près de 30 ans », a-t-il souligné.

« Toutes les grandes puissances organisent de telles parades, à l’exemple de l’Algérie, un grand pays en Afrique et influent en Méditerranée, comme en témoignent plusieurs événements. »

L’Algérie satisfait en grande partie aux conditions d’adhésion aux BRICS

Le président de la République, a également affirmé que l’Algérie satisfaisait, en grande partie, aux conditions d’adhésion aux BRICS.

« L’adhésion au Groupe BRICS est tributaire de conditions économiques auxquelles l’Algérie satisfait en grande partie », a-t-il souligné.

A une question de savoir si l’Algérie ambitionnait d’adhérer à ce groupe, le président de la République a rassuré que « cela est envisageable, mais n’anticipons pas. Ce qui est sûr, c’est qu’il y aura de bonnes nouvelles », ajoutant que « l’Algérie s’intéresse aux BRICS, en ce qu’ils constituent une puissance économique et politique. »

« L’adhésion à ce groupe mettrait l’Algérie, pays pionnier du non-alignement, à l’abri des tiraillements entre les deux pôles », a-t-il ajouté.

Le Groupe BRICS comprend les pays aux taux de croissance les plus exceptionnels. Il s’agit du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud.

L’Algérie œuvre en permanence à attirer les investissements étrangers 

Sur la question économique, le président de la République a fait savoir que l’Algérie œuvrait en permanence à attirer les investissements étrangers, compte tenu des opportunités offertes sur l’ensemble du territoire national.

« L’Algérie s’attèle à attirer les investissements de pays frères et amis à l’image du Qatar, de la Turquie, de l’Arabie saoudite et de certains pays considérés comme alliés stratégiques à l’instar de l’Italie et autres », a-t-il souligné.

S’agissant de la coopération économique avec la Turquie, le président de la République a rappelé que ce pays était le plus grand investisseur étranger en Algérie à travers de nombreux projets à l’instar du complexe sidérurgique d’Oran dont la production a doublé et s’est orientée vers l’exportation, en sus d’autres investissements dans les domaines du textile et des industries légère et moyenne.

Mettant en avant « les relations historiques unissant l’Algérie et la Turquie qui n’ont jamais été entachées de problèmes », le président de la République a estimé qu’il s’agit là d’un atout qui contribue à l’attraction de davantage d’investissements.

Dans ce sillage, il a évoqué les investisseurs étrangers ciblés par l’Algérie, entre autres, les Qataris et les Saoudiens.

L’Italie demeure « un allié stratégique » étant le premier pays européen en termes de relations économiques avec l’Algérie, a-t-il soutenu.

 « Depuis la Guerre d’indépendance, nous n’avons connu aucun problème, ni litige ou différend avec l’Italie », a-t-il ajouté, rappelant que l’Italie était un soutien solide à chaque fois que l’Algérie passait par des moments difficiles, y compris durant la tragédie nationale.

Mettant en avant « la bonne foi des investisseurs italiens qui travaillent dans le silence », le président de la République a rappelé l’existence de centaines de sociétés italiennes activant en Algérie.

Le renforcement de ces relations, précise le président de la République, se poursuit avec le lancement de la phase de la production conjointe, mettant en exergue les efforts en cours pour créer des partenariats algéro-italiens dans divers domaines, dont la mécanique, l’automobile, la construction navale, les minoteries et le secteur de la défense nationale, outre les projets dans le domaine d’installation des équipements.

Synthèse APS

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