ORAN EN PROIE A L’ANARCHIE URBANISTIQUE: Le diktat des promoteurs a impacté négativement le PDAU de villes

Un rapport accablant sur l’anarchie urbanistique  a été rédigé par le bureau de la wilaya d’Oran de la médiation de la république, à la plus haute autorité du pays, annonce cette instance.  L’impact des plans de réalisation des promoteurs immobilier sur le plan directeur d’aménagement urbain n’a pas d’égal à Oran.  En effet,  les promoteurs immobiliers ne s’embarrassent pas d’outrepasser les règles de l’urbanisme pour arriver à leur fin. A l’instar des nouveau Plan d’occupation des sols (POS), les quartiers résidentiels ne s’en sortes pas indemne.  Les infractions liées aux règles de l’urbanisme les plus élémentaires sont légion, au grand dam des habitants de cette commune qui ne savent plus à quelle autorité se vouer pour mettre le holà à ce qu’ils qualifient carrément de “carnage”.  Des villas de maître d’une beauté architecturale indéniable sont transformées en blocs en hauteur qui ne tiennent compte aucunement ni du bien-être du voisinage ni même des règles de sécurité pour le reste des bâtisses qui, dans la plupart des cas, ne dépassent pas le R+1. Le centre d’Oran est en plein mutation. De belles villas sont rasées et remplacées par un concentré d’immeubles, empêchant le moindre rayon de soleil de passer vers d’autres habitation.  Dans la majorité des cas, les communes n’ont  pas respecté l’affichage des documents relatifs aux chantiers comme le stipule la loi.  Plusieurs requêtes  ont été transmises au médiateur de la république mettant à nu ce qu’ils qualifient d’“infractions” via des correspondances envoyées à toutes les parties concernées. Les planifications de 10, 15 et 20 ans durant, sont bafoués et les outils de régulation urbaine et foncière totalement négligés. Les exemples sont légion dans la wilaya d’Oran.  Depuis plusieurs années déjà, les habitants d’Oran, notamment au quartier des castors ou le point du jour, pour ne citer que ceux là, n’ont de cesse d’écrire et de dénoncer les dégâts causés dans toute la ville d’Oran par des pseudo-promoteurs immobiliers. “Des permis de construire délivrés avec largesse”, dira, notamment, un habitant de la daïra de Bir El Djir.  Des correspondances dénonciatrices adressées à l’instance de médiation dans l’espoir que les choses bougent réellement. Il arrive parfois que des commissions soient envoyées, mais c’est de la poudre aux yeux pour nous calmer, car le travail de ces commissions ne dépasse jamais le stade du constat”, nous dit-on.

Hadj Hamdouche

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