L’HOTEL DE VILLE, UN PATRIMOINE DE LA VILLE LAISSE DANS LA CONTUMACE : Malgré les enveloppes financière dégagées, la restauration bute toujours

Classé patrimoine national fin 2012, le projet de restauration de l’hôtel de ville d’Oran est laissé toujours laissé pour compte. Ce projet dont les travaux ont faillis démarrer en 2012-2013, demeure   sournoisement à l’abondant, sans qu’aucune avancée ne soit notée, malgré le pose depuis plus d’une année les échafaudages. Selon notre source, ce recours risque de bloquer encore pour un certain temps le lancement des travaux de réhabilitation de la bâtisse aux deux lions. Pourtant tout au début de sa désaffection, des restaurateurs ont été choisis pour réaliser les différents travaux nécessaires afin de garder à l’Hôtel de Ville ses caractéristiques urbanistiques, architecturales et culturelles authentiques. En 2019, l’édifice a été doté d’une enveloppe supplémentaire de 50 milliards de centimes, sans qu’il n’y ait de suite. Le dossier est en veilleuse dans un tiroir du bureau des wali qui se sont succédé, attendant une décision providentielle et remettre d’actualité cet édifice qui retrace l’histoire d’Oran.  L’Hôtel de Ville est un véritable joyau architectural construit en 1886. Il se spécifie par sa rampe d’escaliers en marbre rare où sont érigées deux statues de lions en bronze, symbolisant la ville d’Oran et d’une belle mosaïque, d’une verrière à l’entrée principale, d’une toiture en ardoise et des cimaises d »uvres d’arts relatant les différentes légendes liées au nom de la ville d’Oran. La rénovation a été décidée après le constat des spécialistes. Ces derniers ont souligné que la bâtisse menace de s’effondrer. Son intérieur est constitué de plusieurs fresques et d »uvres d’art inédites ornant ses plafonds, son parterre et ses murs. Les deux lions en bronze, ‘œuvres réalisées par le sculpteur Auguste Nicholas Caïn, qui ornent son entrée, ont été posés en 1888, comme pour protéger la ville et sa mairie contre toute convoitise. Qualifiée de «Maison prétentieuse» par Albert Camus, l’Hôtel de Ville recèle à son intérieur des merveilles dont des escaliers majestueux faits d’un marbre rare, l’onyx translucide ramené de la région de Tlemcen.

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