LE SERVICE DE RADIOTHERAPIE DU CAC « EMIR ABDELKADER » : Les malades transférées vers d’autres wilayas

Alors que la wilaya d’Oran enregistre chaque année entre 300 et 400 nouveaux cas de cancer du sein. Le bilan pour les 9 mois de l’année en cours fait ressortir que le service de radiothérapie du CAC « Emir Abdelkader » n’a pris en charge que 41 femmes ayant subi des ablations partielles du sein. En attendant de recevoir les nouveaux accélérateurs linéaires, les malades traitées à Oran sont transférées à Tlemcen et surtout Sidi Bel-Abbès, qui possède quatre accélérateurs. Les spécialistes des trois établissements d’Oran, le CHU, l’EHU et le CAC, parviennent à décrocher des rendez-vous dans les hôpitaux de Tlemcen et de Sidi Belabès, mais la démarche demeure solidaire. De plus, le déplacement sur près de 100 kms peut être une contrainte majeure pour un nombre de femmes. Yamina, une cinquantenaire native d’Oran a subi une mastectomie à l’EHU d’Oran. Elle précise avoir opté pour une ablation totale plutôt qu’à une partielle qui nécessitait des déplacements de plusieurs jours hors wilaya. « Mon mari s’est trouvé contraint de vendre sa voiture durant cette crise sanitaire et mon état de santé ne me permet même pas d’envisager de faire le voyage jusqu’à Bel-Abbès en taxi », dit-elle. Malgré une certaine tristesse qu’elle parvient difficilement à dissimuler lorsqu’elle évoque son expérience, cette mère de cinq enfants, qui vient de perdre « une partie d’elle », se dit optimiste. « Je reste contente d’être toujours en vie », dit-elle, estimant, qu’elle peut « pleinement vivre sa vie sans son sein ». Le Pr Boucherit s’est voulu également optimiste, car pour lui « le plus important est de préserver la vie de ces femmes », en attendant d’avoir plus de choix : opter pour des chirurgies conservatrices.

Hadj.H

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