Le plasticien Sid Ahmed Hamdad présente une rétrospective de ses oeuvres

« Rétrospective de 1965 à 2023 » est l’intitulé d’une exposition de peintures, en cours à Alger, du plasticien Sid Ahmed Hamdad qui propose au regard du visiteur, une inspiration en maturation, foisonnante et créative à travers le temps.

Accueillie à la galerie Mohamed-Racim à Alger, l’exposition, visible jusqu’au 12 septembre, compte 33 toiles figuratives essentiellement à l’huile, au-delà des oeuvres marquant les débuts de l’artiste, réalisées à la gouache, toutes déployées dans plusieurs thématiques et encadrées dans des formats différents.

Revenant sur les périodes les plus marquantes durant 57 années d’existence dans l’univers des Arts plastiques en Algérie, les conceptions de Sid Ahmed Hamdad s’étalent tel un récit qui raconte les mutations conjoncturelles rendues par cette rétrospective.

Ainsi, et dès ses débuts de 1965 à 1968, l’artiste a mis sur toile sa perception, exposant déjà des oeuvres aux thématiques romantiques, à l’instar de, « L’orage », « Roméo et Juliette », « La dame au Camélias » ou encore « La chaine du destin » qui mettait en valeur la résilience de l’homme et son courage à aller de l’avant.

Les années 1970 ont amené le plasticien à exploiter d’autres registres d’expression, le réalisme » et le surréalisme notamment, deux courants artistiques dont l’exploration dénote d’une « maturation de la réflexion et d’un besoin d’approfondir l’expression de l’émotion, en parfaite adéquation avec un mélange harmonieux de couleurs et de textures ».

« L’Emir Abdelkader », « Drame palestinien », « Lever de lune », « Feu de la vie », « Le canal », « Le port de Cherchell », « Dolmen de la nécropole de Djebel Robba » (à Sidi Bel Abbès), « Femme au haïk », « Atakor », « Le Targui et les fresques préhistoriques », « Coucher du soleil sur la Méditerranée », ou encore, « Les ruines de Mansourah », sont autant de « poésies muettes », réalisées dans l’élan d’un geste bien accompli, qui expriment dans des conceptions hautement esthétique la grande œuvre de l’Homme à travers les siècles.

Etabli à Cherchell, Sid Ahmed Hamdad, par ailleurs, ingénieur en Hydrocarbures, scénographe et écrivain, est un artiste autodidacte originaire de Sidi Bel Abbès qui a eu ses premières étincelles durant les années 1950, alors élève de l’artiste-peintre espagnol, Carlos Alberto Lopez qui occupait le poste de professeur de dessin au lycée Abdelkader-Azza à Sidi Bel Abbes.

L’artiste, par ailleurs, membre de nombre d’associations culturelles, compte à son actif plusieurs expositions individuelles et collectives qui donneront lieu à un parcours jalonné de succès et de distinctions obtenues lors de différentes manifestations culturelles en Algérie et à l’étranger.

Sid Ahmed Hamdad a également publié quatre ouvrages en lien avec l’histoire et la préhistoire entre 2020 et 2022.

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