INAUGURATION DU SALON AFRICAIN DES AFFAIRES A ORAN : Le wali d’Oran donne le coup d’envoie de la première édition au centre des conventions

La ville d’Oran accueille, depuis hier et pour trois jours, la première édition du salon africain d’affaires, avec la participation de plusieurs pays, en plus de l’Algérie. Le coup d’envoie de cette  première édition a été donné par le wali d’Oran, Saïd Sayoud, au centre des conventions d’Oran  » Mohamed Benahmed « , en présence de représentant de 18 pays, notamment la Tunisie, la Libye, la Mauritanie, l’Egypte, le Niger, le Mali, le Sénégal, le Nigéria, le Burkina Faso, l’Ethiopie, la Côte d’Ivoire, le Kenya, l’Angola, le Zimbabwe, la Guinée, la Tanzanie et le Cameroun. Cette manifestation économique de trois jours, organisée par la Confédération générale des entreprises algériennes, a vu la présence d’hommes d’affaires et de chefs de grandes entreprises économiques des pays participants, ainsi que les ambassadeurs de ces pays accrédités en Algérie. Ce salon traduit la volonté des pays africain à la nécessité d’approfondir l’engagement et la participation active du secteur privé. Cet événement continentale sera une opportunité pour les participants d’examiner les mesures permettant de promouvoir les avantages de la ZLECAf pour les acteurs du secteur privé, les politiques et les réglementations commerciales appropriées pour permettre à la zone de libre-échange d’obtenir des résultats concrets au bénéfice de la communauté des affaires en Afrique, et les mesures à prendre pour accroître le commerce intra-africain. Ils exploreront également les moyens à utiliser pour stimuler la participation des micro-entreprises et PME, des femmes et des jeunes entrepreneurs au nouveau marché unique afin de faciliter la croissance et de stimuler la création d’emplois.  Rappelons que depuis le 1er janvier 2021, les pays africains ont officiellement commencé des échanges dans le cadre de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui représente un marché de 1,2 milliard de consommateurs et un PIB combiné d’environ 3 000 milliards de dollars américains pour les 54 États membres de l’Union africaine. La ZLECAf est aujourd’hui la deuxième plus vaste zone de libre-échange à voir le jour depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce, après le Partenariat régional économique global en Asie et dans le Pacifique. Les économistes affirment que cette zone commerciale africaine pourrait aider des dizaines de millions de personnes à sortir de la pauvreté au cours des quinze prochaines années. Les participants à ce salon, organisé sous l’égide du Ministère du commerce et de la promotion des exportations, exposent leurs réalisations et productions dans les différents domaines et spécialisations dans les secteurs de la santé, de l’industrie pharmaceutique, du transport et de la logistique, de l’environnement et des énergies renouvelables, des startups, ainsi que de l’agriculture et des industries alimentaires, de la construction et des travaux publics, de l’hydraulique, de l’industrie du cuir, du textile et autres.  Lors de ce salon, qui enregistre la participation de 50 entreprises économiques algériennes, un forum des hommes d’affaires et de représentants des instances des pays participants a été organisé, afin d’échanger les visions et présenter des propositions à même de contribuer au développement du continent africain, selon les organisateurs. Les participants vont abordés lors de ce forum de nombreuses questions liées aux opportunités des échanges commerciales algéro-africaines et les capacités d’exportation de l’Algérie vers l’Afrique, ainsi que les opportunités offertes par le marché algérien pour la commercialisation des produits africains. Les capacités industrielles algériennes dans différents domaines intéressant le marché africain seront également présentées ainsi que les capacités de l’Algérie dans les domaines de transfert des technologies, des échanges entre les universités et des possibilités fournies par les infrastructures portuaires nationales pour développer les échanges entre continents. La mise en œuvre intégrale de la ZLECAf contribuera à la transformation structurelle de l’Afrique et permettra de refaçonner les marchés et les économies du continent. Cependant, quels que soient les fondements solides des objectifs de la ZLECAf, ceux-ci resteront hors d’atteinte si les entreprises africaines ne sont pas en mesure de tirer pleinement parti des possibilités qu’offre la zone de libre-échange en termes d’échanges et d’investissements. Il est donc essentiel que le secteur privé participe efficacement au processus de sa mise en œuvre, avec l’appui actif des gouvernements, de l’Union africaine et des partenaires au développement. Les indications dont nous disposons montrent que, jusqu’à présent, le secteur privé n’a pas été engagé de manière appropriée dans ce processus, et qu’il doit être plus inclusif dans l’avenir. Compte tenu de cet impératif et dans l’optique d’une stimulation du débat et de la poursuite de l’action sur le terrain, la session examinera les principaux obstacles qui limitent la faible participation du secteur privé à la ZLECAf et procédera à une présentation des bonnes pratiques dans l’élaboration des politiques commerciales et dans le renforcement des capacités productives. L’impact de la pandémie de Covid-19 sur le secteur productif africain et les efforts déployés en faveur du relèvement et de la meilleure reconstruction constitueront le canevas général des discussions.

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