ERADICATION DES CONSTRUCTIONS ILLICITES: Une vingtaine de constructions et fondations détruite quotidiennement à Bir El Djir

La commune de Bir El Djir a procédé hier ‘’mardi’’ a la démolition de 03 construction illicite au Douar ‘’Chorba’’ au niveau de Sidi El Bachir.  L’on apprendra, notamment que pas de 69 habitations ont été démolie récemment à ce niveau.  Des mesures rigoureuses en vue de freiner la prolifération des constructions illicites, ont été entreprises dans bon nombres de localités  de la daïra de Bir El Djir. Le wali, Saïd Sayouda a, lors d’une récente réunion de l’exécutif ordonné la mise en place d’un système de surveillance permanent, permettant  notamment le démantèlement des réseaux qui sont derrière le développement de ce fléau. Notons que dans ce contexte, pas moins de 22 personnes ont été condamné par la justice, suite à une plainte de la commune de Bir El Djir. Selon le chef de l’exécutif, la construction illicite ne peut en aucune manière constituer une alternative ou un moyen pour bénéficier d’un logement social qui, rappellent-ils, est destiné aux franges aux ressources limitées, aux occupants des habitations menaçant ruine et aux postulants recensés. Cette mise au point intervient à la lumière d’un constat alarmant sur la prolifération inquiétante des constructions illicites au détriment des terres domaniales et des superficies forestières dans de nombreuses communes côtières ainsi que les localités El Hassi et Coca qui relèvent de la délégation de Bouâmama. Le dernier recensement des bidonvilles remonte à 2007. Depuis, de nombreuses opérations de relogement des habitants de ces bidonvilles ont été effectuées. Dans de nombreux cas, les constructions évacuées ont été réinvesties par d’autres familles, une situation complexe et difficile avait affirmé l’ex-wali. Il y a moins de deux années, un rapport de la DUC d’Oran (Direction de l’Urbanisme et de la Construction) avait tiré la sonnette d’alarme sur la poussée des constructions illicites en dépit des grands efforts déployés par l’Etat pour son éradication. Ce rapport a relevé une hausse inquiétante dans de nombreuses communes, notamment celles situées à l’est d’Oran, le document fait état de 41.000 constructions de ce genre réparties sur 13 communes. Le quartier des Planteurs, relevant du secteur urbain Sidi El Houari, représente la plus grande concentration de ces constructions avec près de 20.000 habitations, sachant que ce même quartier a bénéficié d’un programme spécial de 12.000 logements, lancé en 2001 qui a permis le relogement de 4.000 familles dans de nouvelles cités, et ce, jusqu’à l’année 2015. Le même rapport indique que 21.089 baraques et constructions illicites ont été érigées dans 47 localités réparties entre 13 communes, à leur tête Sidi Chahmi avec 1.653 habitations, Es Sénia (2012), Mers El Kébir (931) et Aïn El Biya (380). Cet état des lieux fait ressortir par ailleurs, une avancée dans la démolition des sites abritant des constructions illicites depuis 2007. C’est à ce propos que 25 bidonvilles qui recensaient 15.058 habitations ont été totalement éradiqués. Les plus importantes opérations ont été menées notamment dans les localités de Hassi Bounif avec la démolition de 3.000 constructions dont les occupants ont été relogés à Sidi El Bachir où 1.600 familles ont bénéficié de logements sociaux. Vient ensuite, le quartier des Planteurs qui a vu le relogement de 4.000 familles et les douars appelés «Virage» à Aïn El Baïda, «Douma», la ferme de Khemisti et le bidonville qui avait poussé près de l’hôtel Hayat Regency. Ces démolitions ont permis de récupérer d’importantes superficies de terrain.

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