DÉPART DES CERVEAUX : JUSQU’Á QUAND ?

Près de dix mille licenciés algériens rejoignent chaque année les universités françaises. Incroyable, une ne vraie saignée ! Entre huit mille et dix mille étudiants licenciés algériens quittent chaque année le pays pour rejoindre les universités françaises et y décrocher un master. Une grande partie, « pour ne pas dire la quasi-totalité », de ces licenciés qui préfèrent rejoindre les universités étrangères pour passer leurs masters, ne reviennent pas en Algérie. Certains de ces étudiants préfèrent ainsi poursuivre leurs études et faire un doctorat dans les mêmes universités, alors que d’autres se lancent directement dans la vie professionnelle. Quelle méthode ou reforme adopter ? Certains estiment que le système License, Master & Doctorat y est pour beaucoup. Il y a même une commission qui avait été chargée d’évaluer ce système. Pour d’autres, ce gros problème de par sa gravité, ne dépend plus des prérogatives de l’enseignement supérieur, mais bel et bien de celui de l’état.  En plus de l’émigration médicale, ce sont des étudiants de toutes options qui préfèrent s’exiler que de rester chez eux. De nombreux responsables ont attiré l’attention sur ce phénomène qui a un coût important pour le pays.  L’Algérie pourrait-elle faire face ? Serait-elle capable de trouver une automaticité afin de faire revenir nos cerveaux ? Pour le moment, aucune mesure sérieuse n’a été prise. Que faire alors? L’État algérien ne s’est toujours pas doté d’outils pour récupérer ces compétences- à forte valeur ajoutée, parties. Comme si, une fois partis à l’étranger, les hauts potentiels ne pouvaient plus participer d’une manière ou d’une autre au développement de leur pays d’origine. Pour nous tous, pourtant, la venue de cette élite intellectuelle et professionnelle serait favorable pour nos sociétés en voie de développement et qui manquent encore de beaucoup de choses.  Agissons enfin afin de la nécessité de faire de l’exode des compétences un atout.

Abdellah Ouldamer

 

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