Colloque international sur la prévention des risques sismiques: présentation des techniques de pointe

Les techniques de pointe de conception antisismiques, ainsi que les réglementations et les lois, ont été présentées samedi à Alger lors des travaux du colloque international sur la réduction des risques sismiques.

Dans ce cadre, le directeur des études à l’institut de physique du globe à Strasbourg (France), le Pr Moustapha Maghraoui a mis en avant les régions qui connaissent une activité sismique en Algérie, ainsi que les pertes humaines et matérielles causées par les séismes survenus par le passé, soulignant la nécessité d’intégrer les données géologiques et géophysiques dans l’évaluation des risques sismiques.

Le même intervenant a plaidé pour le développement d’un système d’alerte sismique pour réduire les risques de ce type de catastrophes, relevant l’importance des recherches scientifiques conduites par les experts.

Pour sa part, le Dr Bechtola, a présenté un exposé sur la table à vibration moderne, que le Centre National de Recherche Appliquée en Génie Parasismique vient d’acquérir, et qui permet de réaliser les différentes opérations de simulation sur les bâtiments.

De son côté, le Pr Colin Taylor (Royaume-Uni) a souligné l’importance du rôle essentiel de l’intégrité professionnelle, citant à titre d’exemple le tremblement de terre qui a frappé San Francisco (Etats-Unis) en 1971, amenant les architectes à développer les conceptions de construction.

De son côté, la responsable des programmes du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR), Mirna Abu Ata, a mis en avant, dans son intervention sur « l’état de la réduction des risques sismiques et des catastrophes: des efforts consentis dans la région arabe », l’importance de comprendre les risques de catastrophe au regard de « leurs effets successifs sur tous les aspects de la vie ».

Elle a, en outre, souligné que 30% de la population des pays arabes vit dans des zones exposées à un risque moyen ou élevé de tremblements de terre, relevant à ce propos la nécessité d’investir davantage afin de mettre en œuvre le cadre d’action de « Sendai » pour la réduction des risques de catastrophe.

Dans une déclaration à l’APS en marge des travaux du colloque, le chercheur universitaire à l’Ecole nationale polytechnique d’Alger, Amine Benmokhtar, a mis en exergue l’importance de la loi 04-20 du 25 décembre 2004 ayant identifié les 10 risques majeurs, avec à leur tête les tremblements de terre, ajoutant que cette loi « a mis en place un cadre juridique solide pour ces risques ».

Par ailleurs, le chercheur a salué la décision du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, de mettre en place une commission paritaire entre le secteur de l’Intérieur et celui de l’Habitat et de l’urbanisme, afin de parvenir à une mouture finale d’une loi régissant le fonctionnement et les missions de la police de l’urbanisme, soulignant que cela « permettra de mettre un terme à la réalisation de constructions non conformes aux lois ainsi qu’à toutes les infractions liées à l’urbanisme ».

Les travaux du colloque international sur la réduction du risque sismique, ouverts dans la matinée par le Premier ministre M. Aïmene Benabderrahmane, au Centre international des conférences (CIC) Abdelatif-Rahal, se poursuivent avec des conférences et des ateliers animés par des experts algériens et étrangers.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

trois + 9 =