Bouira: la Protection civile algérienne mène un exercice de simulation d’un fort séisme

Les différentes unités et services de la Protection civile issus des 42 wilayas du pays, mènent depuis jeudi à Bouira, un exercice de simulation d’un séisme de magnitude 6,8 sur l’échelle de Richter ayant frappé, selon le scénario, Oued El-Bardi et causant d’important dégâts dans quatre villes.

La coordination et l’organisation entre les différentes équipes intervenantes sur le terrain, dont 42 détachements de renfort aux premières interventions (DRPI), et l’équipe algérienne certifiées aux normes onusiennes (HUSAR), ainsi qu’une unité de la Protection civile tunisienne, participent à cet exercice de six jours.

« Nos secours sont montés en puissance pour montrer un haut degré de coordination, d’organisation et de préparation dans le cadre de l’exercice qui sera lancé officiellement demain (dimanche) avec des interventions pratiques sur les sites touchés par le séisme simulé », a expliqué à l’APS le directeur de l’organisation et la coordination des secours (DOCS), le colonel Khelifa Moulay.

Toutes les procédures et opérations de coordination et d’organisation sont menées minutieusement au niveau de la base de vie installée dans la zone industrielle de la ville Oued El-Bardi, alors qu’un poste de commandement des opérations a été mis en place depuis jeudi au niveau de la direction locale de la Protection civile de la wilaya de Bouira.

« Des formations de recyclage et de mise à niveau de nos éléments et unités se poursuivent jusqu’à samedi en fin d’après-midi afin d’élever le niveau de coordination en matière d’information en ce genre de catastrophe simulée dans le cadre de cet exercice », a encore expliqué le colonel Moulay.

Un exercice d’envergure, qui, a-t-il dit, « se déroule dans de bonnes conditions », est scindé en trois parties, dont la première est liée au traitement de l’exercice sur table, puis le déclenchement de la manœuvre sur le terrain, et dernière étape la montée en puissance des unités de secours engagées sur le terrain, selon les détails fournis à l’APS par le même responsable de la Protection civile.

« Aujourd’hui (Samedi), constitue la partie de la montée en puissance de nos unités et équipes intervenantes, tandis que pour demain dimanche, nous allons tester le degré de coordination et de réaction entre le mécanisme algérien et le mécanisme onusien en matière d’intervention et de secours », a souligné le colonel Moulay.

L’objectif de cette manœuvre, « est de préparer en premier lieu les équipes de Bouira et de Médéa afin de les homologuer et de les classer selon les normes onusiennes », a-t-il dit, ajoutant que des équipes d’autres wilayas sont aussi concernées par cet objectif.

« Notre objectif est de classer le plus possible de DRPI des autres wilayas aux normes onusiennes », a insisté le colonel Moulay.

Dans la matinée, le wali Abdelkrim Laâmouri s’est rendu dans la base de vie et des opérations à Oued El-Bardi, où il s’est enquis du déroulement de l’exercice et des préparatifs.

Une équipe de la Protection civile tunisienne, composée d’une cinquantaine d’agents tous grades confondus, est arrivée vendredi soir à Bouira pour prendre part à cette manœuvre internationale.

Cet exercice consiste en une simulation d’un tremblement de terre d’une magnitude de 6,8 sur l’échelle de Richter, causant des pertes en vies humaines et des dégâts importants sur le tissu urbain, les infrastructures et les habitations dans quatre communes à savoir Oued El-Bardi, El-Hachimia, Sour El-Ghozlane et El-Asnam.

L’objectif de la manœuvre est de tester et d’évaluer l’état et le degré de préparation des différentes équipes d’intervention en temps de catastrophe, avec la prise en considération de plusieurs facteurs comme le temps de mobilisation des équipes, ainsi que les capacités en moyens et équipes disponibles et le degré de l’efficacité des formations et de recyclage des différents éléments.

L’exercice « permettra aux services de la Protection civile de tester réellement le fonctionnement des différents niveaux de la chaîne de commandement, la couverture et l’organisation des transmissions, la coordination avec le module télécom en cas de rupture des réseaux de télécommunications, l’interopérabilité des détachements de renfort et les techniques opérationnelles de sauvetage-déblaiement », a déclaré précédemment à l’APS le chargé de la communication à la DGPC, le commandant Nassim Bernaoui.

 

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