Algérie

Massacre de Sakiet Sidi Youssef, sombre illustration de la politique d’extermination pratiquée par la France coloniale

Le ministre des Moudjahidine et des Ayants-droit, M. Abdelmalek Tacherift, a rappelé, mardi à Alger, que le massacre de Sakiet Sidi Youssef (8 février 1958) a été une « étape charnière » dans le parcours de lutte des peuples algérien et tunisien contre le colonialisme, qui a révélé la politique d’extermination pratiquée par la France coloniale.

Présidant l’ouverture d’une conférence organisée à l’occasion de la commémoration du 68e anniversaire de ce massacre, M. Tacherift a précisé que cet événement constitue « une étape charnière dans le parcours de lutte des peuples algérien et tunisien, un tournant historique décisif dans la lutte pour la libération et un moment phare ancré dans la mémoire nationale et la conscience collective des deux peuples, révélant la politique d’extermination pratiquée par la France coloniale ».

A cette occasion, le ministre a salué les relations de fraternité unissant l’Algérie et la Tunisie, marquées ces dernières années par une « dynamique ascendante », grâce aux orientations et à la vision éclairée des dirigeants des deux pays frères, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, et son frère, le président de la République tunisienne, M. Kaïs Saïed ».

Il a, dans ce cadre, appelé à « poursuivre les efforts face aux défis régionaux et internationaux actuels, qui exigent un niveau élevé de coordination et d’action commune pour protéger les intérêts supérieurs des deux pays et préserver leur sécurité et leur stabilité ».

Pour sa part, le chargé d’affaires à l’ambassade de Tunisie en Algérie, M. Abdeljalil Benrabah, a estimé que la commémoration de cet anniversaire est une « occasion renouvelée pour renforcer les valeurs de solidarité et de coopération entre les deux peuples, relever les défis actuels et construire un avenir commun », rappelant que le massacre de Sakiet Sidi Youssef est une « étape historique phare incarnant la cohésion algéro-tunisienne face au colonisateur français ».