13 février 1960, explosions nucléaires dans le Grand Sud : Reggane à jamais meurtrie

En commémoration du 64e triste anniversaire des explosions nucléaires dans le Grand Sud, le 13 février 1960, le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Laïd Rebiga, accompagné de la présidente du Croissant-Rouge algérien, Ibtissem Hamlaoui, a donné le départ d’une caravane d’aides médicales et paramédicales à destination de Reggane.

A cette occasion, Laïd Rebiga a indiqué que les explosions nucléaires perpétrées il y a 64 ans par le colonisateur français font aujourd’hui encore des victimes. «Le 13 février a commencé une série de 57 explosions nucléaires, la première explosion équivalait à 5 fois la puissance de la bombe larguée sur Hiroshima et Nagasaki», a-t-il indiqué, ajoutant que les conséquences sont encore à présent désastreuses tant sur la santé de nos concitoyens que sur la nature et la biodiversité.

La commémoration de ce triste anniversaire, poursuit-il, a pour objectif de rappeler les crimes barbares du colonisateur contre notre peuple. «Outre les nombreux génocides et massacres, il a également laissé des mines antipersonnel qui ont très longtemps causé de graves blessures et handicaps.»

Revenant sur cette initiative humanitaire, le ministre a fait savoir que cette action est un geste de solidarité à l’égard de nos compatriotes de la région de Reggane qui souffrent encore des conséquences de ces explosions. Ce geste s’inscrit, d’autre part, dans la politique de protection et de prise en charge sociale de l’État. «La protection sociale des victimes du colonialisme est d’ailleurs l’une des priorités de mon département ministériel», a-t-il soutenu avant d’annoncer que les cérémonies officielles de ce triste anniversaire auront lieu dans la wilaya d’Adrar.

Pour sa part, la présidente du CRA a mis en exergue le fait que le Croissant-Rouge algérien, fruit du combat libérateur du peuple algérien , contribue annuellement à soutenir les victimes du colonialisme. «Par de telles initiatives, le CRA s’inscrit en droite ligne de la nature sociale de l’État algérien. Un volet que ne cesse de réitérer le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.»

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