10e Séminaire d’Oran de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique : Le bloc africain au Conseil de sécurité à Oran

Le coup d’envoie des travaux du 10e séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique seront donnés dès demain dimanche et lundi, à Oran. Étant domicilié à Oran de manière institutionnelle, à l’issue des travaux de sa 8e session de décembre 2021, le chef de l’exécutif de la wilaya d’Oran a procédé aux dernières retouches des préparatifs ce week-end et tout est fin prêt pour ce rendez-vous annuel de dimension continentale. Quelque 8 ministres, quatre vice-ministres et des secrétaires généraux des départements africains des Affaires étrangères, ainsi que beaucoup parmi les ambassadeurs africains accrédités prendront part aux travaux de cette rencontre à Oran lieu permanent abritant les rencontres annuelles du séminaire. Depuis sa création par l’Algérie en 2013, cet avènement a permis de doter la diplomatie africaine d’une assemblée accompli et influent dans l’intérêt de la stabilité et de la sécurité en Afrique, répondant au processus décisionnel du Conseil de sécurité des Nations unies, a indiqué une source de la diplomatie algérienne. C’est bien en reconnaissance des efforts de l’Algérie dans la construction d’une vision panafricaniste claire, à savoir celle qui défend d’une voix unie les intérêts du continent au sein du Conseil de sécurité onusien, que ledit séminaire à été institutionnalisé «Processus d’Oran», à l’issue des travaux de sa 8e session de décembre 2021. Dix années après sa création, à l’initiative de l’Algérie, le Séminaire s’impose aujourd’hui comme une plateforme incontournable de discussions et de réflexion sur les questions de paix et de sécurité sur le continent africain, dans une quête inlassable en faveur de la promotion de l’action africaine commune.

L’ancien président du Nigeria, Olusegun Obasanjo, invité de marque

«Une telle participation d’un niveau très appréciable témoigne de l’intérêt des responsables africains de se greffer au Processus d’Oran initié par l’Algérie.» Le Séminaire d’Oran 2023, qui célèbre son 10e anniversaire et celui de la création des A3, un mécanisme instauré par l’Algérie qui définit les trois États élus en qualité de membres non permanents au Conseil de sécurité de l’ONU. Dans ce cadre, l’Algérie aspire à apporter une contribution active à cette entreprise continentale, à travers son mandat de membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU durant la période 2024-2025. «Le premier et principal objectif étant de se joindre aux frères africains, pour consolider le bloc africain au sein de la plus haute instance multilatérale internationale pour la paix et la sécurité, et de franchir, ainsi, de nouvelles étapes vers l’accomplissement de la vision panafricaniste des pères fondateurs de notre organisation continentale et œuvrer ensemble pour que cette perspective de l’Afrique soit dûment écoutée, dans l’esprit d’apporter des solutions africaines aux problèmes africains», explique-t-on. Ce séminaire rassemblera les membres du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), les membres africains actuels, entrants et sortants du Conseil de sécurité des Nations unies (A3), le Guyana, représentant de l’Amérique latine et des Caraïbes au Conseil de sécurité, dans le cadre du mécanisme connu sous le nom d’A3+1, les représentants de la Commission de I’UA et de l’ONU, ainsi que les fondateurs, amis et partenaires du séminaire, qui célèbre son 10e anniversaire, cette année, selon la même source.

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